dimanche 22 mai 2011

LE SURVIVANT - 22 mai 2014 (épisode #58)

Mon état s'améliore, peu à peu. Les symptômes les plus violents s'amenuisent. Mais je reste encore très faible. Les aspirines que je m'enfile font leur boulot, mais c'est mon corps qui refuse de suivre le mouvement. Mon corps se demande si il doit lâcher l'affaire ou me laisser une seconde chance. Et mon esprit refuse de l'aider à prendre une décision. 

Je me force à me lever, pour manger, boire et répondre aux appels de la nature. Le premier acte que je me suis résolu à accomplir au réveil fut d'ouvrir la fenêtre, histoire d'échanger l'air vicié de l'intérieur contre l'ai vicié de l'extérieur. Une bonne quinzaine de morts-vivants font le pied de grue au pied  Il me faudra distribuer pas mal de coups de machettes pour m'extirper de mon refuge. Hors de question dans mon état actuel. Pour un remède miracle de feu le docteur Denoy et pour un plat de raviolis maison avec supplément de parmesan, je m'arracherai bien un testicule avec le suivant en bonus. 

Les cauchemars se succèdent à chaque fois que je ferme les yeux. Au point où j'en suis, je ne demande même pas de rêves agréables. Je vote plutôt pour "pas de rêves du tout". 

Les zombies se sont mis à cogner sur la porte d'entrée de plus en plus fort. Pourtant, je suis un voisin discret. C'est une porte solide, avec des gonds en acier, presque standard pour une baraque aussi vieille. Je doute que ça vienne à céder mais je ne vais pas pouvoir m'attarder et me reposer plus longtemps. J'ai les jambes qui tremblent et la force physique d'un vieillard grabataire mais je ne vais pas avoir le choix bien longtemps. Sois je me barre et je continue à vivre, sois je reste et j'attends de finir en tartare. 

Haut les coeurs ! Je suis prêt pour une petite virée nocturne ! C'est pas le moment de flancher !

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